En ma qualité d’ancienne Présidente du Sdis83 officiel – Sapeurs-Pompiers du Var, pendant 5 ans,
de 1ère Présidente de l’Agence du Numérique de la Sécurité Civile (ANSC) – qui est en charge du déploiement du système de gestion des opérations NexSIS 18-112 – et dont je continue à suivre les travaux de très près (en qualité de personnalité qualifiée désormais, suite à mon élection au Sénat), mais aussi et surtout en tant que Rapporteur pour avis du budget « sécurité civile » pour le projet de loi de finances pour 2021, et en tant que Vice-Présidente de la Conférence Nationale des Services d’incendie et de secours (CNSIS) :
je soutiens avec force la réforme envisagée par la proposition de loi (PPL) visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs-pompiers, de mon collègue varois, Matras Fabien – Député du Var, qui sera examinée en séance à l’Assemblée nationale, du 26 au 28 mai prochain.
L’une des dispositions les plus importantes, de cette PPL, vise à mettre en place le numéro unique d’appel d’urgence : le 112 (en remplacement du 15, 17, 18…).
En effet, notre système d’appels d’urgence est lourd et complexe, composé de pas moins de 14 numéros existants aujourd’hui.
Cette année, avec les difficultés liées à la gestion de la stratégie vaccinale, ont été enregistrés des temps d’attente, pour un appel d’urgence au SAMU, allant parfois jusqu’à 45 minutes, comme l’avaient dénoncé les syndicats de pompiers et de médecins généralistes, en juin 2020 – contre une durée qui devrait être inférieure à 30 secondes, selon les recommandations scientifiques actuelles, pour le bon traitement des situations de détresse immédiate, et notamment de l’arrêt cardiaque.
C’est pourquoi j’ai porté au Sénat, la Tribune – dont j’ai été la première cosignataire – de la Fédération nationale des Sapeurs-Pompiers de France, en faveur de l’instauration du 112.
Cette problématique n’est pas nouvelle et l’enjeu bien connu au sommet de l’Etat, puisque le 6 octobre 2017, c’est le Président de la République qui, accueillant des représentants de la sécurité civile, leur précisait :« (…) ce quinquennat doit être aussi l’occasion (…), de mettre en place des plates-formes uniques de réception des appels d’urgence (…) ».