Suite à ma rencontre le 4 mai dernier du Président de Vinci Airports, gestionnaire également de l’Aéroport Toulon Hyères, il est ressorti de cette entrevue une situation préoccupante car elle touche notre aéroport juste avant le lancement de la saison touristique. Vinci à toujours pu compter sur mon soutien dans l’intérêt de l’attractivité de l’aéroport de Toulon et m’a sollicité pour intervenir auprès des ministres de tutelle concernés : Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports, sur le registre du transport aérien et Florence Parly, ministre des Armées, ministre de tutelle des militaires de la BAN. En effet, le contrôle aérien exercé sur l’aéroport par les militaires de la base aérienne navale de la Marine nationale connait des interruptions, en raison d’un déficit chronique des effectifs affectés au contrôle. Alors que le nombre de contrôleurs nécessaires est estimé à 39 personnes, ceux-ci seraient aujourd’hui réduits à une vingtaine pour l’exercice de cette mission.
En raison de ce manque de personnel le contrôle aérien est interrompu avec des fermetures de terrain quotidiennes de 12h45 à 13h15 puis de 18h45 à 20h00 mais aussi une limitation du nombre de mouvements horaires à 5 mouvements par heure. Ce qui est pour moi une absurdité totale alors que l’on souhaite relancer le tourisme dans notre département du Var, qui est je le rappelle, le premier département touristique de France ! Cette situation a par ailleurs été l’objet d’un article dans Var-Matin le 17 Février dernier.
Deux conséquences directes de ces fermetures quotidiennes : d’abord des répercussions sur le choix de Toulon comme destination de l’aviation d’affaires en raison de la flexibilité que requiert l’accueil d’une telle clientèle en termes d’horaire. Ensuite, un impact aussi sur l’aviation commerciale puisque Vinci a demandé par exemple, à une compagnie commerciale régulière, de décaler un vol le dimanche soir sur un horaire moins attractif pour respecter la fermeture de la piste.
Cette problématique d’effectif a donc des implications conséquentes et pourrait laisser des stigmates durables sur l’attractivité de l’aéroport de Toulon et plus largement sur l’accessibilité du département alors que la fin de la crise sanitaire et la relance du tourisme ont suscité une attente importante de la part de la clientèle.