Lors de la Séance publique du 27 janvier 2021, je portais la voix du groupe les Républicains Sénat, dans le cadre de la discussion générale sur le projet de loi prorogeant l’Etat d’urgence sanitaire, devant le Ministre de la Santé, Olivier Véran.

Voici l’intégralité de cette intervention en vidéo :

ainsi qu’un extrait texte de ce moment important qui démontre encore une fois que le

Sénat est bien le seul contrepoint démocratique du pays aujourd’hui.
« (…) pendant ce temps-là et au-delà de la situation sanitaire terrible pour les Français, c’est une économie qui se meurt :
– Ce sont des restaurants, des bars et des cafés fermés depuis des mois, et à qui l’on fait miroiter désormais une possible ouverture en avril, après le fiasco de la date du 20 janvier, qui était attendue par tous ;
– ce sont les professionnels de la montagne qui vont faire une « saison blanche » ;
– ce sont les professionnels du tourisme qui misent tout sur la prochaine saison estivale ;
– ce sont les professionnels de la culture qui n’attendent que de voir réouvrir les cinemas, les théâtres, les espaces de spectacles et de concerts ;
– ce sont les professionnels de l’aviation et de tant et de tant de secteurs que je ne peux pas tous les énumérer, les « non essentiels », mais si vitaux pour notre économie et pour nos vies, bien malmenées ces derniers mois.
Vous le comprenez, Monsieur le Ministre, nous avons des réticences à vous donner encore ce pouvoir immense, en particulier après votre double message du 21 janvier dernier.
Pourtant et comme je vous le disais précédemment, le groupe Les Républicains du Sénat a pris et prendra toujours ses responsabilités vis-à-vis des Français.
C’est pourquoi, au regard de la situation sanitaire dégradée, nous voterons en faveur de votre projet de loi, en respectant les équilibres résultants des propositions du Rapporteur et des travaux de la commission des lois, cela afin de garantir le dialogue démocratique et les libertés des Français.
Mais nous attendons du Gouvernement qu’il prenne la mesure de la situation dans ce contexte tout à fait inédit et qu’il ne cherche pas à pérenniser – pour ne pas dire banaliser – cette exception qu’est, et doit rester, un état d’urgence.
A cette fin, je vous invite à garder en mémoire la citation de Victor HUGO, lui-même ancien membre de la Chambre Haute, qui disait : « Sauvons la liberté, la liberté sauve le reste ».