Ce mercredi 24 mars, en séance publique au Sénat, je suis intervenue, en qualité d’orateur du groupe les Républicains Sénat, dans le cadre de la séance des questions au Gouvernement (QAG) pour exhorter ce même Gouvernement à prendre ses responsabilités, en mettant enfin en place, sur tout le territoire national, l’engagement du Président de la République (en date du 6 octobre 2017, devant les représentants de la sécurité civile), d’instituer le numéro unique d’appel d’urgence (à savoir le « 112 »), bien connu et identifié par tous les Français.
En interpellant la Ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, en l’absence du Ministre de l’Intérieur, j’ai rappelé à la représentation nationale, que hors période Covid-19, chaque jour, les Sapeurs-Pompiers reçoivent 11.700 appels et le SAMU, près de 2.500 appels, en moyenne. Sur ce nombre, on estime que, dans plus de 30 % des cas, la réponse apportée consiste seulement en une information ou un conseil médical .
Ainsi, en période « normale », c’était déjà presque un appel sur 3 qui saturait des plate-formes, déjà sous tension ».
Dénonçant un système d’appel d’urgence lourd et complexe, composé de pas moins de 14 numéros existants aujourd’hui, couplé à la mauvaise gestion de la stratégie vaccinale, j’ai rappelé qu’à cause de la crise sanitaire, cette situation, n’a fait que s’accroître, l’année écoulée, avec des temps d’attente, pour un appel d’urgence au SAMU, allant parfois jusqu’à 45 minutes, comme l’avaient dénoncé les syndicats de pompiers et de médecins généralistes, en juin 2020 – contre une durée qui devrait être inférieure à 30 secondes, selon les recommandations scientifiques actuelles, pour le bon traitement des situations de détresse immédiate, et notamment de l’arrêt cardiaque.
Dans sa réponse, Marlène Schiappa a reconnu toute l’importance de cet enjeu stratégique que revêt le numéro unique d’appel d’urgence, rappelant que le Gouvernement travaillait sur le sujet, mais sans laisser entrevoir de perspective quant à la mise en place effective du 112 (même à un niveau régional).
Ce manque d’ambition et de volontarisme sur un enjeu aussi majeur pour tous les Français, est révélateur du peu de cas que font le Président de la République et le Gouvernement de la sécurité civile dans notre pays.
Pourtant, alors que la stratégie vaccinale peine à se déployer, ce sont bien les représentants de la sécurité civile et en particulier les sapeurs-pompiers, qui seront déployés pour installer et faire fonctionner les vaccinodromes.